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5-6 mai 1917 : les chars attaquent au Moulin de Laffaux (1re partie)

Malgré l’échec des chars français le 16 avril 1917 devant Juvincourt, l’état-major reste persuadé, à raison, qu’ils peuvent jouer un rôle déterminant pour au moins soutenir les fantassins à défaut de percer le front allemand. C’est dans cette esprit que les chars du groupement III sont engagés le 5 mai au Moulin de Laffaux à l’extrémité ouest du Chemin des Dames.

Le groupement III est commandé depuis fin mars 1917 par le capitaine Lefebvre. Il regroupe l’A.S 1 du capitaine Robinet et l’A.S. 10 du capitaine Bernard-Dutreil, tous les deux dotés de 15 chars Schneider. A compter du 1er avril, il est renforcé par l’A.S. 31 du capitaine Calmels qui lui est équipé de 16 chars Saint-Chamond. La SRR 2 assure le soutien logistique du groupement. Fin avril, les hommes de Lefebvre sont mis à la disposition de la 6e armée pour s’emparer de la position du Moulin de Laffaux qui forme un saillant dans les lignes françaises. Les équipages et leurs engins sont transportés par rail le 30 avril 1917 et s’installent en lisière du village de Crouy. Le 1er mai, l’A.S. 1 est mis à disposition du 1er Corps d’Armée Colonial tandis que l’A.S. 31 est mis à disposition du 37e CA. L’A.S. 10 reste en réserve. Dans le courant de la journée, les officiers mènent des reconnaissances du secteur et des travaux d’aménagements commencent immédiatement. Dans le même temps, les hommes de la SRR 2 s’installent au cantonnement.

Les repérages se poursuivent le 2 mai sur toute la ligne d’attaque des chars pour s’assurer des aménagements à réaliser pour permettre le franchissement de la première ligne française. Les matériels sont vérifiés et réparés le cas échéant. Le 3 mai l’A.S. 31 se rapproche de sa position d’attente et se porte au nord de Celles-Fort de Condé-Chivres. Chaque batterie est orienté en position d’attente. Certains chars tombent néanmoins en panne sur le chemin. Le lendemain, l’A.S. 31 ne compte que 12 engins en état de marche. Une batterie de l’A.S 10 (batterie de la Chapelle) est donc immédiatement mise à disposition du capitaine Calmels et sera utilisée comme batterie de réserve. Une fois la nuit tombée, les batteries de l’A.S. 1 et 31 se portent à leur poste d’attente. Ils sont accompagnés des chasseurs à pied du 17e B.C.P. qui les guident dans le franchissement des tranchées françaises.

L’A.S.1 du capitaine Robinet doit attaquer depuis l’ouest en soutien de 4e, 9e et 11e régiments de cuirassiers à pied. Chaque régiment reçoit le soutien d’une batterie de Schneider. L’A.S. est déployée sur une ligne Margival, Neuville-sous-Margival et Laffaux. A l’inverse de commandant Bossut à Berry-au-bac, le capitaine Robinet est installé en retrait, au PC de la division provisoire de cuirassiers à pied. L’A.S. 31 pour sa part attaque sur un axe nord-sur à l’est des ruines de Nanteuil-la-Fosse en soutien de la 158e DI. Les batteries de Calmels sont déployées en face de la ligne Carrières de Fruty, Cote 153.1 et point 2027 sur la tranchée de l’Eperon qui sera leur objectif. Le 5 mai à 4h45, l’attaque peut débuter…

A suivre…

SYLVAIN FERREIRA

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