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Un destin dans la guerre : Commandant Louis Bossut (2e partie)

Après avoir quitté la cavalerie, Louis Bossut rejoint donc le 81e régiment d’artillerie lourde pour passer du cheval au char d’assaut.

Dès son arrivée au 81e, Bossut collabore immédiatement avec le général Estienne qui lui confie le 16 décembre 1916 le commandement du 2e groupe d’artillerie spéciale, l’A.S. 2. Il commande alors quatre batteries de quatre chars Schneider chacune. Le 30 décembre, le groupe « Bossut » embarque pour le camp de Champlieu qui va devenir le centre de formation de toutes les unités blindées de l’armée française pendant la Grande Guerre. C’est dans ce camp que les équipages font connaissance avec le matériel et s’entraînent notamment au franchissement des tranchées.

Char Schneider au cours des essais au Trou d’Enfer à Marly-le-Roi.

Après la nomination de Nivelle à la tête des armées françaises, l’idée d’une nouvelle grande offensive décisive voit le jour dans la tête du nouveau généralissime. Malgré de formidables réseaux défensifs et un terrain défavorable, Nivelle choisit le Chemin des Dames. Pour soutenir cette nouvelle folie, il demande à Estienne de tenir ses chars à disposition pour soutenir l’offensive à l’est du Chemin des Dames dans le secteur de Berry-au-Bac. Malgré les réticences d’Estienne qui juge cet engagement prématuré, les équipages poursuivent leur entraînement.

Chars Schneider à l’exercice.

Le 1er avril, à deux semaines du jour J, Bossut reçoit le commandement du 1er groupement composé des A.S. 2, 4, 5, 6 et 9 ainsi que de la Section de Ravitaillement et de Réparations. Cela représente 500 hommes et 81 chars. Le 9 avril à 17h, les chars et les équipages embarquent à Champlieu. Les batteries de l’A.S. 2 s’installent dans un premier temps près de Courlandon puis à partir du 12 avril le parc du groupement s’installe à Cuiry-lès-Chaudardes. Du 13 au 15 avril, sous la supervision de Bossut, les équipages vérifient leurs engins, des dépôts d’essence et de munitions sont constitués et le terrain est étudié en vue de l’offensive prévue le 16. Dans la nuit du 15 au 16, l’aumônier Malhon célèbre la messe, Bossut est le premier à communier sous la pluie glacée qui, au matin, va se transformer en neige fondue.

A suivre…

SYLVAIN FERREIRA

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