Les réseaux d’espionnage en Suisse, durant la Première Guerre mondiale, se développèrent tout au long de celle-ci. Et si l’effort massif de l’Allemagne dans ce domaine sur le territoire helvétique ne fut guère égalé par ses ennemis, la France allait toutefois consacrer des moyens importants pour lutter contre les agents allemands et garder sous surveillance des lieux pouvant se révéler stratégiques. Elle allait notamment créer des réseaux en lien avec son attaché militaire, une pratique relativement courante[1], ainsi qu’avec ses consulats et les bases du 2e Bureau établies à proximité immédiate de la frontière suisse, en territoire français, comme le centre d’Annemasse ou celui de Pontarlier.

Le 3 novembre 1918, six jours avant l’abdication de Guillaume II, Georges Clemenceau, alors président du Conseil et ministre de la guerre, allait faire écrire par le biais du 2e Bureau I[2], l’organe s’occupant des missions à l’étranger, au colonel Pageot, l’attaché militaire français à Berne, lui demandant de confirmer la liste des hommes détachés en Suisse[3]. Clemenceau se rendait-il compte à la fin de la guerre que les renseignements à propos du personnel militaire en mission à l’étranger n’étaient pas centralisés, des soldats qui échappaient de facto au contrôle des Inspections Générales des Effectifs ? C’est du moins ce qu’il écrivait. À moins qu’il ait eu préféré éviter jusqu’alors de centraliser ces informations pour des raisons de sécurité ? Quoi qu’il en soit, l’état-major général souhaitait au terme du conflit faire de l’ordre et avoir une vision claire des agents se trouvant sur le terrain sensés renseigner le 2e Bureau. Le fossé entre la réalité des opérations et les salons des ministères parisiens était tel que l’autorité militaire centrale, la guerre finissant, ne connaissait plus exactement le périmètre d’action de ces hommes. Paris allait même jusqu’à avouer dans son courrier son ignorance, en précisant « qu’il y aura lieu en outre de me signaler ceux des militaires, … détachés en mission soit par le Ministère de la Guerre, soit par tout autre Département ministériel qui vous semble ne plus rendre les services spéciaux qui ont motivé leur envoi »[4].

Photo des services de renseignement militaire suisse @Archives Fédérales Suisses (AFS)

Le secrétaire en charge de la rédaction des noms des hommes engagés sur le sol helvétique allait commettre des erreurs dans l’orthographe de certaines institutions suisses et répéter les patronymes de certains soldats, démonstration de l’ignorance de l’État-Major à leur propos, si ce n’est que ces hommes aient travaillé pour différents ministères. La liste énumère quelques deux cent quatre-vingt-un hommes : deux colonels, un lieutenant-colonel, un major, treize capitaines, neuf lieutenants et deux chefs d’escadron, soit quatre hauts-officiers, vingt-quatre officiers plus cinq officiers interprètes, ainsi que quarante-huit sous-officiers et cent douze soldats. Septante-neuf hommes n’avaient pas de grade connu par Paris.

Ces soldats en fonction en Suisse en 1918 dépendaient de quatre ministères ; le Ministère de l’armement qui comptait alors trente hommes dont de nombreux ingénieurs, le Ministère de l’instruction publique qui regroupait cent vingt-neuf hommes, le Ministère des affaires étrangères qui entretenait quarante-neuf personnes, le personnel diplomatique principalement, et le Ministère de la guerre dont cent hommes dépendaient.

C’est dans les rangs du contingent dépendant du Ministère de l’instruction publique que le plus grand flou régnait comme le prouvent les nombreuses incertitudes du secrétaire en charge de la rédaction de cette liste. Il convient également de noter le grand nombre de répétitions de noms en lien avec le Ministère de la guerre, vingt-deux hommes semblant appartenir à ce dernier autant qu’à un autre ministère ! Ces hommes répondaient-ils à deux hiérarchies ou n’était-ce qu’une erreur de rédaction ? Il est impossible de ne pas remarquer que ces répétitions concernent des universitaires ou des personnes en charge dans des administrations, à une exception près, des personnes pouvant avoir travaillé pour le compte des services du Ministère de la guerre en marge de leur première affectation ou avoir été réaffectées.

Le colonel Pageot allait donner suite aux ordres de Paris en demandant aux consuls, et notamment au consul du Zurich, de faire le nécessaire, treize jours plus tard. La lettre avait-elle tardée à lui parvenir ou lui fallait-il procéder à quelques vérifications avant de lancer officiellement l’enquête ? À moins que l’armistice signé dans la forêt de Compiègne le 11 novembre ait nécessité de sa part une attention particulière ? Pageot savait en outre pertinemment bien que la liste provenant de Paris était incomplète. Il allait ainsi demander au consul de dresser la liste des français en service dans sa circonscription « en y comprenant ceux qui pourraient figurer dans la liste nominative générale… mais encore tous ceux qui ne figurent pas sur cette liste et dont vous pourriez avoir connaissance ».

Ces hommes étaient-ils tous des espions ? Il semble évident que nombre d’entre eux le furent réellement. Le capitaine Raspail qui secondait le colonel Gaston Pageot à Berne était ainsi un spécialiste du sabotage. Joseph Huderlin et Napoléon Passiat, quant à eux, travaillaient au sein de la fabrique Zénith, gardant un œil sur les productions de cette entreprise qui était devenue à partir de 1916 un fournisseur de la Royal Air Force, lui fournissant des montres de bord s’intégrant aux tableaux de bord des avions, notamment des biplans Avro 504. Adolphe Mignolet était, lui, employé dans les usines de Tavannes Watch Co, laquelle livrait des fusées d’obus à l’ensemble des belligérants, aussi bien alliés qu’Allemands, durant toute la guerre[5]. Son poste dans cette entreprise lui permettait ainsi sans doute d’évaluer relativement aisément les expéditions de munitions à destination de l’Allemagne. Les services de renseignement français étaient encore parvenus à infiltrer la société des Atelier Piccard & Pictet à Genève, dite Pic Pic, chez qui Paul André Tournier travaillait et surveillait la production de grenades et d’obus destinés aux alliés. Le Consul René Ristelhueber allait, pour sa part, s’illustrer dans le renseignement au cours de la Seconde Guerre mondiale[6].

Espion allemand capturé par les Français @Christophe Vuilleumier

Si les hommes qui figurent sur ce répertoire ne furent certainement pas pour la plupart des agents actifs, tous étaient du moins appelés à fournir ou transmettre des informations. On imagine ainsi relativement mal le professeur Jean Amédée Weber, occupant la chaire d’anatomie de la faculté de Médecine de Genève, le trente-neuvième nom de la liste, jouer les espions. Pourtant, l’éminent docteur avait servi comme médecin dans une unité de chasseurs d’Afrique de l’armée d’Orient jusqu’en 1917. Le vétéran des Dardanelles avait aisément pu intégrer la faculté puisque ses collègues francophiles cherchaient alors à remplacer son prédécesseur, l’allemand Laskowski. Le professeur Weber occupa dès lors un poste honorable au sein d’une ville travaillée par de multiples réseaux d’agents de renseignement étrangers, pouvant aisément faire office de relais.

De même, l’historien Pierre de Labriolle, issu d’une famille de petite noblesse d’Île-de-France, occupait la chaire de langue et littérature latines à l’Université de Fribourg depuis 1904. Lorsque la guerre avait éclaté, le lettré avait été appelé à la direction de l’hôpital de Belfort jusqu’en 1917, avant de rentrer à Fribourg où il allait déployer une activité importante au sein de la communauté française, fréquentant notamment Jean Bruhnes, Maurice Masson, Max Turmann ou Paul Girardin. Sa place au sein de la société helvétique faisait de lui un agent de renseignement idéal. Son nom apparaît d’ailleurs à deux reprises dans la liste, sous le Ministère de l’instruction publique et sous celui de la guerre. Il n’est pas impossible que Pierre de Labriolle ait joué un rôle important dans les mouvances francophiles de la population fribourgeoise, des tendances démontrées spectaculairement en mars 1915, lorsqu’une foule avait brisé les fenêtres d’un citoyen allemand résidant à Fribourg tout en chantant l’hymne national français[7].

Quant à Jean-Baptiste Hygonet, sa fonction d’aumônier auprès des prisonniers de guerre en Suisse – il est permis de supposer qu’il s’agissait de prisonniers français – faisait de lui un messager idéal.

Ces agents de renseignement ne constituaient pas, les lettres de l’État-Major et de l’attaché militaire nous le confirment, les seules personnes à œuvrer pour la France en Suisse. Des civils comme Paul Esmiol ou des Suisses acquis à la cause[8] venaient compléter cet effectif, un vaste réseau mouvant, en continuelle transformation suite aux arrestations, aux trahisons voire aux pertes qui intervenaient au gré des opérations.

Ministère de l’armement

PiaconRenéCapitaineIngénieur
CombeAndréCapitaineIngénieur
NicodemeGeorgesCapitaineIngénieur
BlanchardMauriceS-LieutenantIngénieur
Charpentier de MoriezStanislasLieut. de réserveIngénieur
BeaufilsRenéLieutenantIngénieur
NeouzeEmileSergentDir. atelier de serrurerie
BollinEugèneCaporalIngénieur des Arts et Manufactures
Deseille?SoldatIngénieur
ColinRenéSoldatComptable
GenetonSeanSoldatAjusteur
MolryreJeanSoldatÉtudiant en droit
TrouillatEdmondSoldatIngénieur
Mottet?SoldatChaudronnier
BourgeoisLouisBrigadierIngénieur
PillotLéonardSergentDessinateur
ThibaultEdmondSoldatIndustriel
FavarelLouisSergentAgent-réceptionnaire du PC
GermontRené, AdolpheSoldatChef comptable
PacetryHenrySoldatChargé du serv. comm. des mines de charbon
MinostAndréS-LieutenantNégociant en bois
FocheronMauriceSergentClerc de notaire liquidateur
de Kerpezdon?BrigadierPropriétaire exploitant des forêts
DarfasEmileCaporalRédacteur à la préfect. de l’Oise
ParouxGeorgesSoldatChef de chantier
FallekAndréSoldatChef de bureau à la « White Star Line » Comptable
Habary?SoldatComptable
MontignotGaston AlfredSoldatNégociant en bois
DuboisAlbertCanonnier-d-
DegardinJosephSoldat-d-

 

Ministère de l’instruction publique

d’OlloneMaximilienSoldatCompositeur de musique
RomeisPaul??
Tonnelat??Université de Genève
Milhaud??-do-
Champagne de Labriolle(Pierre Henri Marie)?Université de Fribourg
Girardin??-do-
Zeiller??-do-
Cherel??-do-
Weber(Jean Amédée)?Professeur à la faculté de médecine de Genève
Leir??Voyageur de commerce
DhersJoseph?Dir. Collèg. Intern. Ascona
SchoppigSamuel?Scé allocations aux familles
PerinoEmile?Inspecteur d’assurance
Zing-LangNorbert??
Paissette?Soldat?
RoigPierre?Ingénieur
BourgeoisLouisBrigadier?
LevinFrédéricSoldat?
DefinodLouisSoldatDr. de l’asile de vieillard, Genève
PutmaxGabrielSoldat?
VallaitGeorges??
EffranceyJoseph?Curé de la paroisse d’Aussy
Forichon???
DunandAuguste?Hôtelier à Genève
De France de TessantPierre?Chancelier du consulat
DumestreGastonSoldat?
Prunier???
Bohmer???
GarielGeorgesSoldatUniversité de Fribourg
GirardinPaul?-do-
FolLéon?Dir. École apostolique de Fribourg
GaillardJean-Marie??
Vuichard?SoldatProfesseur Institut Beau Rivage
AlpivieJosephSoldatProfesseur Collège du Petit-Rome
PeterBernard?Professeur Collège cant. de Fribourg
BeaumontFrançoisCaporalProfesseur Collège de France à Fribourg
ColinRenéSoldat?
GrorodPierreSoldatProfesseur Institut Florimont
ForelRené?-do-
HuberAntoine?Professeur
PoulainLouis?Professeur École Real Bâle
GeylerJean, CharlesSergentProfesseur Collège Champittet-Lausanne
GimbertPierreSoldatInstitut de la Longeraie, Morges
GivelCalixte??
LangloisAuguste?Dr. École de St-Maurice, Valais
JacquinAlcide??
Delannoy???
LugrinJosephSoldatProfesseur, Institution à Porrentruy
RichardJules, Auguste??
Lessieux???
BurquierBernard?Prêtre à Leysin
HygonetJean-Baptiste?Aumônier des Prisonniers de Guerre en Suisse
ComersonHenrySoldatDir. Institut fr. Villa Rourtille
GarciazClaudiusSoldatÉditeur-libraire
Resnard?CaporalInspecteur d’assurance
NierneAndré?Dir. de la Tribune de Lausanne
HuderlinJosephSoldatMécanicien montres Zénith
PagertinHenriSoldat?
HobingueÉmile, Jules?Mon. Pathé, Zurich
GermontAdolphe, René??
de DavachCharlesCaporalDir. de banque à Lausanne
MaleyreJeanSoldat?
ParlierAlphonseMar. des logisIndustriel
Friedman???
MagneneyAlphonse?Chef comptable
GerardJeanSoldat?
SoutifPierreSoldat?
PagonArthur??
Goetschel?Caporal?
MoretRenéSoldat?
VeyratJohn?Correspondant Lyon Républicain
GredinPaul??
RidelGeorges?Représentant à l’étranger de la maison Denard
Thibaut???
QuenetonJean??
Neouze???
PechinJean??
DayetMaurice??
HagurninFrançois??
DarguetGabriel??
ThibaultLionelInterprète stagiaireChancelier du consulat à Zurich
Huet???
Ransade???
RichardLouisSergentReprésentant en Suisse
GirardinAndréSoldatIndustriel à Genève
GravierPaul?Professeur de Français à Lausanne
Brunet-LecomteRené??
EsnaultHenri?Officier de l’armée du Salut
Ebray??Libraire à Genève
MuffatFrançois?Restaurateur à Genève
PassiatNapoléon?Fabrique Zénith
DelavenayRoman?Boulanger à Genève
LavillatXavier?Jardinier à Genève
GaillardPierre?Commerçant à Genève
CornelierPierre MarcelCaporal?
DreyfusJosephSoldatPrés. Conseil d’administration de la banque populaire de Lausanne
ArgenceÉmileSoldat?
TournierPaul AndréSergentSté. Atelier Piccard, Pictet & Cie, Genève
SarotAimableSoldatMon. Leyraz à Aigle
ClercPierre Marie?Entrepreneur de baraq. À Genève
MagninMaurice?Commerçant à Genève
DaussyAlexandre?Sté. Gla à Lausanne
LacarrereLucien??
Cardot???
Condon (m)HyppoliteSoldatNégociant à Genève
ParisGeorges-do-Typographe à Genève
GambierGustave-do-Commerçants à Montreux
PlantaudAntoine-do-Mon. Louis Rudu, Tissus à Genève
BoudinJean-Bapt. Paul-do-Mon. Bloch Genève
DemugerHyppolite-do-Ajusteur mécaniciens, Genève
BuscagliaCharles-do-Sté. De banque suisse, Genève
PeyretCharles?Mon. Sechehaye et Kundig, Genève
ReyCharles, Victor?Institut Lonnenberg (Sonnenberg ?)
MugnierLouisCaporalProfesseur
SalomonMarie, JosephSoldatProfesseur Instit. Commer. À Rolle
BournagueJean?Rédacteur Tribune de Genève
SantierBertrandSergentChef-mécanicien, Genève
FeuvorierAugusteSoldatChef-mécanicien, Genève
MarmillonJules-do-Mon. Marmillon
LévyEugène??
FavarelLouisSergent?
MignoletAdolphe?Employé Mon. Tavannes Watch
MaitonAlbert?Dir. Usine Lausanne
ChabanceMichelSoldatDir. théâtre Genève
Trouillat???
DeshilleRené??
Mottet?Soldat?
Pollin?Caporal?
PillotLéonardSergent?

 

Ministère des affaires étrangères

ClinghantLouis-GeorgesAdjudantConseiller d’ambassade
de LacroixVictor?-do-
RistelhueberRenéSergentConsul
DayetMauriceSoldatAttaché de chancellerie
HelleuJean-LouisS-LieutenantSecrétaire d’ambassade
BoidevezyLéon, MatinMar. des logisSecrétaire archiviste
JaunezVictor, LouisSergentSecrétaire d’ambassade
Rousseau?O.A.Attaché au service commercial
Renier?Soldat?
PralonEugèneSoldatConsul général
GaillardRémondBrigadierVice-consul
PaptendierCamilleSoldatVice-consul
de Berne LagardeSSoldatConsul
Nathiss??Consul
GrasHenriSoldatVice-consul
DufortGeorgesSoldatVice-consul
Kalayron?SoldatSecrétaire d’ambassade
Lardf??-do-
DejardinPaulO.I.Consul
CatelEugèneSoldatCommis de chancellerie
LaporteOsminSergentConsul général
DestailleursFrançoisLieutenantConsul
BenigniJean, PaulSoldatConsul
SuzzoniJeanCaporalChancelier
ThibaultLionelInterprète stagiaire-do-
PelissierGeorges?-do-
de France de TersantPierre?Vice-consul
PriotteHenriSoldatSténodactylo
Coubertin de Fredy?SoldatHomme de lettres
FrayOctaveSoldatDir. De la librairie Dume à Genève
CresGeorgesSoldatÉditeur
DarquetGabrielSoldat?
DucrocqGeorgesLieutenantHomme de lettres
François-PoncetAndréLieutenantProfesseur École polytechnique
GodardAdrienOfficier interpr. Ière ClasseProfesseur à Paris
HagueninEmile FrançoisSoldatEx professeur Université de Berlin
HautecoeurLouis, Eugène, GeorgesAttaché d’int.Docteur ès lettres
Hesnard?Officier interpr. Ière ClasseProfesseur agrégé d’allemand
KastorRobertSergentArtiste peintre
LazardLouisMédecin major Iere classeDocteur en médecine
LefilleulArsène, LouisSergentLibraire
LevyEugèneSoldatIndustriel et homme de lettres
MacreauGeorgesSoldatSténodactylo
MassigliRenéOfficier interpr. 3ème ClasseChargé de cours, faculté de Lille
PutmanGabrielSoldatLibraire
BebouxPaulAdjudantHomme de lettres
SagnierGastonCaporalSténo
SayousAndréSoldat?
TrapieuxJeanSoldatAssocié d’agent de change

 

Ministère de la guerre

RochefretteRenéColonel
FleuryEmileChef d’escadronIndustriel
BoulogneAlbert DésiréCapitaineMarchand de bois, Maire du Cabeau
PetietClaude, Jean, HenriCapitainePropriétaire agriculteur
GuillemetLouis, Marie, HenriCapitaineEntrepreneur de travaux publics
SalefranqueRené, Marie, EugèneCapitaineAuditeur de la Cour des Comptes
BlaiseEdmondSoldatCommissaire en marchandises
DarrasLouisCaporalRédacteur
d’EstienneHenriSoldatS.P.
GallMauriceSergentS.P.
LamacqueCharlesSoldatÉtudiant
LafollyePaulSoldatÉtudiant
LavacheEugèneSoldatPasteur
LegerAdrienCaporalS.P.
MayerJeanSoldatEmployé de commerce
PilloyJeanSoldatEmployé contributions directes
PortaillerCharlesSoldatEmp. Typo
PratFrançoisSoldatS.P.
RislerAlfredSoldatNégociant en caoutchouc
PocheronMauriceSergentS.P.
PonnerGeorgesSergentInstituteur
SagnierGustaveCaporalInterprète
SuzzoniDominiqueCaporalConducteur de travaux
BrunRenéCaporalInterprète traducteur
ColinLouisSoldatS.P.
GermontRenéSoldatComptable
HuetCorentinSoldatS.P.
MacreahGeorgesSoldatEmployé de commerce
PutmannGabrielCaporalIndustriel
TrepreuJeanSoldatEmployé de commerce
DarquetGabrielSoldatÉtudiant (Lettres)
ChastaingPaulSoldatÉtudiant en droit
LevinFrédéricSoldatDessinateur
RayMarcelSoldatÉtudiant
HolingueVictorSoldatÉtudiant
DamiensFrançoisSoldatCultivateur
PassiatNapoléonSoldatHorloger
TeyratJosephSoldatNégociant Genève
FarisGeorgesSoldatTypographe à Genève
RassiaudMarcSoldatTeinturier
MuffatFrançoisSoldatRestaurateur
RichardLouisSergentReprésentant de commerce
MolayronMauriceSoldatHuissier
RougierFélixSoldatProfesseur
MagneneyAlphonseSoldatEmployé de commerce
EffranceyJosephSoldatCuré à Anzy
LanglaisAugusteSoldatInstituteur
GaillardGeoffroySoldatMécanicien
PelissierGeorgesSoldat?
MoretRenéSoldatEmployé de commerce
PageotGaston, Léonce, EdouardColonel, attaché militaire
d’HarcourtCharles, Félix, MarieLt.-ColonelPropriétaire agriculteur
RaspailOctave, Paul, JosephCapitaine
MonnierLaurent, Georges, HenriCapitaine
MilletEmmanuel, Louis, EdouardCapitaine
MichonCharles, Marie, FrançoisCapitaine
GodartAdrien, Henri, NicolasOff. Interp.1ère classe
RousseauPaul, LouisOff. Admin 3ème classe 
de BrocPierre, Michel, JosephS. LieutenantProfesseurs de Lettres
JourdainLéon, PaulOff. Interp. 3ème classeIndustriel
Bacou?Lieutenant
Paissette?Soldat?
BanesPierre, PaulSoldatÉtudiant en droit
Bon?Soldat?
BrunRené, LouisCaporal?
Damien?Soldat?
d’EstiennesHenriSoldatAvocat
Fuger?Soldat?
de JunnemannJean, Paul, MarieSergent?
Juret?Caporal-Four.Boulanger
LemaireLouisSoldat?
PelleuxEdouard, CharlesSoldat?
Persiaux?Soldat?
Roquerre???
Bergeret de TrouvilleJ. Bapt. FrançoisChef d’escadronAdministrateur de soc. Industriels
BalEugèneCapitaineIngénieur
LenormandEdmondSergent-four.Voyageur de commerce
FavonierPhilippeSergentEmployé de commerce
BenardPaulSoldatFabricant de tissus
SeydenEmile, VictorSoldat?
Champagne de Labriolle (Pierre Henri Marie)O.A. de 2ème classeUniversité de Fribourg
Sayous AndréSoldatÉtudiant en droit
ComersonHenriSoldatEcclésiastique
MugnierLouisCaporalProfesseur
BliquierBernardSoldatEcclésiastique
FolLéonSoldatEcclésiastique
PernoudJosephSoldatProfesseur
PrunierMarieSoldatProfesseur
VuichardJ. FrançoisSoldatProfesseur
DhersJosephSoldatProfesseur religieux
BommerFrançoisCaporalProfesseur ecclésiastique
ForelRené?Professeur
FissenePaulSoldatÉtudiant en médecine
PillotLéonardSergentDessinateur
ReybaudTonySoldatDirecteur Casino Genève
MonestEdouardSergent-fourrierHerboriste Genève
RebouxPaulAdjudant?
TrarieuxJeanSoldat?
PeriordJohannes LudovicCaporal?
BourgeoisCharlesCapitaine

Christophe Vuilleumier
Pdt Société d’Histoire de la Suisse Romande
Comité de l’Association Suisse d’Histoire et de Sciences militaires
Schweizerische Gesellschaft für Geschichte [Abteilung II]

[1] Michel Lesur, « Les mouvements révolutionnaires russes de 1882 à 1910 d’après les fonds F7 des Archives Nationales », Cahiers du monde russe et soviétique, Paris 6-2 (1965), pp. 279-326.
[2] Ministère de la guerre, État-major de l’armée, 2e Bureau I, Missions à l’étranger, Lettre 7856-2/11-S.C.M.
[3] Fonds privé. Original déposé au Centre des Archives Diplomatiques de Nantes, archives Ambassades / Suisse / Consulat de France à Zurich – 5. Liste de 313 militaires détachés ou en mission en Suisse au 3 novembre 1918.
[4] Fonds privé. Original déposé Centre des Archives Diplomatiques de Nantes, archives Ambassades / Suisse / Consulat de France à Zurich – 5. Lettre de l’État-Major de l’Armée, 2e Bureau I (Missions à l’étranger), Ministère de la Guerre, au Colonel Pageot, attaché militaire à Berne, du 3 novembre 1918.
[5] Pierre-Yves Donzé, « De l’obus à la montre : la Première Guerre mondiale et l’industrialisation de l’horlogerie à La Chaux-de-Fonds », Schweizerische Gesellschaft für Wirtschafts 23 (2008), p. 137 / Christine Gagnebin-Diacon, La fabrique et le village: la Favannes Watch Co, 1890-1918, Porrentruy 2006, pp. 45-7.
[6] Graeme Stewart Mount, Canada’s Enemies: Spies and Spying in the Peaceable Kingdom, Dundurn, 1993.
[7] Gazette de Lausanne, 18 mars 1915, p. 2.
[8] Christophe Vuilleumier, La Suisse face à l’espionnage 1914-1918, Genève, 2015.