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Les projets d’offensives alliées à l’Ouest : le cas de la 5e armée (1re partie)

Avec la nomination du général Nivelle à la tête des armées françaises le 25 décembre 1916, le retour offensif des Alliés se dessine en ce début d’année 1917 et ce malgré l’échec sanglant essuyé sur la Somme de juillet à novembre 1916.

Le cas des préparatifs offensifs de la 5e armée française sont les plus intéressants, puisqu’ils vont déboucher en avril 1917 à l’offensive dite du « Chemin des Dames ». Les premières ébauches d’offensives dans ce secteur ont commencé dès le mois de novembre 1916 sur prescription du général Pétain pour lequel « il y a lieu d’étudier une opération analogue à celle que nous avons récemment ménée sur la rive droite de la Meuse et qui était caractérisée par la recherche de la surprise et la stricte limitation des objectifs aux possibilités de l’appui d’artillerie. Cette opération, entreprise au moment où les Alliés auraient progressé dans le Nord, pourrait, sous une menace d’encerclement, inciter l’ennemi à évacuer la région de Soissons. »

Pour mener à bien la planification, l’état-major s’appuie sur des études réalisées en août 1916 à la demande du général Mazel qui commande la 5e armée. Le 27 novembre, Joffre prescrit de préparer un projet d’offensive autour des conclusions du troisième cas étudié par la 5e armée : le projet C. L’idée consiste à attaquer avec 27 divisions un front de 45 km entre le canal de l’Aisne à l’Oise et les Cavaliers de Courcy pour s’emparer des trois premières lignes de défense allemandes. Un corps d’armée et un corps de cavalerie déployés en réserve d’armée seraient prêts à exploiter l’éventuelle percée du front ennemi. L’offensive serait soutenue par 300 batteries d’artillerie de campagne, 310 batteries d’artilleries lourds, 160 d’artillerie de tranchées et 113 pièces de l’Artillerie Lourde à Grande Puissance (ALGP).

Il apparaît dès le départ au général Pétain que l’entreprise d’une telle offensive ne peut s’effectuer qu’à la seule condition qu’elle soit combinée avec un succès des armées du Nord. Elle ne possède en elle-même aucun intérêt si la 5e armée devait « chercher la rupture du dispositif ennemi » alors que les armées du Nord « se trouveraient immobilisées ou ralenties. » Par ailleurs pour le général Pétain, « pour obtenir la rupture sur le front du G.A.C. (NDLA : Groupe d’Armées Centre), il faudrait prévoir une opération de plus vaste envergure, embrassant depuis Vauclerc jusqu’à la butte de Souain, et combiner, par conséquent, l’opération de la 5e armée avec une action similaire sur le front de la 4e armée », entre Moronvillers et la butte de Souain.

A suivre…

SYLVAIN FERREIRA

 

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