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Visite de la SAM2G au Chemin des Dames

A l’occasion du Centenaire de la bataille du Chemin des Dames, la SAM2G organisait le 22 avril une visite guidée des hauts lieux de la mémoire franco-allemande entre le moulin de Laffaux et Berry-au-bac. Retour en images sur cet événement qui a rassemblé 48 passionnés de la Grande Guerre.Sous la férule de Sylvain Ferreira, historien et journaliste et d’Olivier Farret, président de la Société des Amis du Val de Grâce et ancien médecin militaire, la SAM2G a commencé son périple par une visite du jardin de la mémoire au moulin de Laffaux. M. Ferreira a évoqué les combats du 5 mai 1917, tandis que M. Farret a donné lecture de plusieurs extraits d’ouvrages d’anciens combattants comme Louis Aragon qui se trouvait dans ce secteur.

Monument à la mémoire des artilleurs de tranchée morts pour la France au moulin de Laffaux.

Le deuxième arrêt de la journée s’est déroulé au fort de la Malmaison où il a été question à la fois de l’histoire du fort mais aussi de l’offensive d’octobre 1917 et aussi l’offensive allemande de mai 1918. Olivier Farret a poursuivi la lecture de textes d’artistes présents dans ce secteur au cours des combats.

La troisième étape nous a amenés au belvédère de la Royère pour évoquer le destin singulier de la chapelle Sainte-Berthe ainsi que les destructions subies par les villages de Pargny et de Filain.

Une des douze sépultures de soldats allemands de confession juive de la nécropole.

Sur la route jusqu’à Cerny-en-laonnois, Olivier Farret a évoqué les différents stèles individuelles qui jalonnent le parcours en donnnant lecture de l’histoire singulière de certaines d’entre elles. Nous avons ensuite visité la nécropole de Cerny-en-laonnois, lieu unique de la mémoire française mais aussi allemande puisque les nécropoles des deux pays se jouxtent. Sylvain Ferreira a également rappelé le rôle joué par les 20 000 soldats russes engagés dans l’offensive du Chemin des Dames et dont 55 reposent dans la nécropole française. Enfin, M. Ferreira a invité les visiteurs à refléchir au sort des familles des 12 soldats allemands de confession juive qui sont enterrés dans la nécropole allemande après l’arrivée des nazis au pouvoir en 1933. Après une pause pour se restaurer, nous sommes allés visiter la Caverne du Dragon pour découvrir le quotidien des soldats des deux camps 15 mètres sous terre pendant les quatre années de guerre.

Au sortir de la Caverne, M. Ferreira a évoqué le déroulement de l’assaut sur le plateau et les faiblesses du dispositif envisagé par Nivelle. M. Farret en a profité pour préciser le fonctionnement du Service de Santé des Armées et son évolution au cours du conflit, ainsi que son héritage sur les méthodes encore employées aujourd’hui. Avant de reprendre notre route, Olivier Farret a lu un extrait du texte hommage du président sénégalais Léopold Sédar Senghor aux tirailleurs sénégalais qui subirent près de 6 000 pertes dès le premier jour de l’offensive.

Ruines de l’église de Craonne… rasée jusqu’à ses fondations.

Notre avant-dernière étape nous a permis de découvrir les ruines du village symbole de la bataille : CRAONNE. Complètement détruit par les combats, les ruines du village qui changea 16 fois de mains au cours de l’offensive, représentent la violence extrême de la guerre industrielle. Cette violence engendra l’apparition d’une nouvelle forme de courage de la part des combattants. Mais Sylvain Ferreira a rappelé qu’une fois engagés au corps-à-corps, les combattants devaient refaire appel au courage des combats du Moyen-Âge.

La dernière étape de notre visite guidée s’est déroulé à Berry-au-bac au mémorial des chars d’assaut où nous avons pu admirer la réplique d’un char Schneider CA 1 réalisée par nos amis de l’association « France 1940 ». Sur place, Sylvain Ferreira a évoqué la figure mythique du commandant Louis Bossut et son destin tragique au cours de la journée du 16 avril 1917.

La réussite de cette visite, après celles d’Ypres en 2015 et dans la Somme en 2016, nous incite à renouveller l’expérience au plus tard l’année prochaine… mais peut-être même dès la rentrée prochaine.

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