Un écrivain mort pour La France

Louis Eugène Sylvain Barbet est poète, écrivain, sous le pseudonyme de

Louis Dulom-Noguès (Noguès étant le nom de sa maison familiale)

Né à Paris le 24 août 1889, ancien élève du collège Chaptal (Paris 8e). Il passe son enfance à Aventignan (Hautes Pyrénées), village d’origine de sa famille.

Il est rédacteur à l’Escolo deras Pirenéos (L’Ecole des Pyrénées), revue littéraire pour la sauvegarde de la langue gasconne.

En 1914, il écrit un poème : la première gerbe (Girard)

 A la déclaration de la guerre, il est sergent réserviste au 69e Bataillon de Chasseurs à Pied (réserve du 29e BCP), dépendant du 6e bureau de recrutement de la Seine.

Le bataillon est composé de 4 compagnies avec au total :  1.115 hommes

Le 5 septembre 1914, le 69e B.C.P. prend part à l’attaque de nuit sur le village de Saint-Soupplets.

Le 6 septembre 1914 au soir, le 69e bataillon cantonne à la sortie du village, et est déployé autour du cimetière de Marcilly et face à la râperie située au carrefour des routes Etrépilly-Barcy.

Le 7 septembre dans la matinée, c’est l’offensive sur Etrépilly, puis le repli (pertes : 8 tués, 41 blessés, 7 disparus).

Le 8 septembre, le bataillon de Chasseurs encadre le groupe d’artillerie Baratier, qui pilonne sur Etrépilly, et subit le bombardement de l’artillerie lourde Allemande (pertes : 7 tués, 45 blessés).

Dans la salle de l’école, le sergent Barbet, blessé, écrit à la craie, d’une main ferme, sur le tableau noir :

“ Le 29e Chasseurs à Pied, le 354e infanterie, le 361e infanterie ont battu les Prussiens ici les 4 et 5 septembre 1914. Vive la France« 

Il meurt le 8 septembre 1914, à Marcilly, à l’âge de 25 ans.

Longtemps, l’impressionnante inscription tracée par le vaillant sergent est restée sur le tableau*

* (L’invasion dans le Nord de Seine-et-Marne : Barcy-Marcilly imprimerie Lepillet Meaux 1916)

Il sera enterré provisoirement dans un carré militaire de Marcilly.

La tombe sera transférée en 1921, au cimetière d’Aventignan

Son nom est inscrit sur une des plaques commémoratives dans l’église Saint-Philippe du Roule à Paris 8e et sur le monument aux morts d’Aventignan

Louis Dulom-Noguès fait partie des 560 écrivains morts pendant la guerre 1914-1918 et dont les noms sont gravés sur 4 panneaux, au Panthéon, à Paris.

Ecrit par Raymond Pezant